Pull

J’ai aimé tricoter chacune de ses mailles ! De la première à la toute dernière, ce petit boléro/gilet a été vraiment rafraîchissant et ré-énergisant. Le gilet fini est bien douillet et on a plus du tout envie de l’enlever une fois qu’on l’a sur le dos. Il créé un petit cocon de douceur autour du dos et des bras et si vous avez choisi correctement votre taille, il vous suit de près dans tous vos mouvements sans vous gêner. Facile à allier avec beaucoup de vêtements différents, il est idéal dans toutes les garde-robes !

Le patron

Ce boléro simple et intelligemment construit a été écrit par Carrie Bostick Hoge, co-créatrice du magazine Making. Ce patron m’a trotté dans la tête pendant quelques mois avant que je ne craque. Je voulais être sûre qu’il correspondait bien à tous mes besoins avant de me lancer et d’investir de nombreuses heures à le tricoter. Et qu’il s’accorde avec les autres pièces de ma garde-robe.

Au final, il coche toutes les cases : c’est un gilet, j’ai trouvé une laine parfaite en 100% laine pour le tricoter, il est majoritairement tricoté en 4 mm, et il peut être porté avec des robes, jupes, ou encore pantalons.

Le patron du Maeve est clair et précis. Pas de place pour la confusion. On commence par tricoter le corps du gilet, en tricotant de côté d’une manche à l’autre, puis on reprend les mailles du col. Et voilà, vous avez un nouveau gilet/boléro !

Ce que j’aime vraiment beaucoup dans ce patron est qu’il est hautement adaptable. J’ai de longs bras et j’ai pu adapter facilement la longueur des manches sans rien changer d’autre au patron. C’est également très facile d’ajouter une torsade ou un motif de dentelle allant d’un poignet à l’autre si vous voulez le personnaliser. Et évidemment, on peut aussi tout simplement ne pas faire le col en mousse, ou le remplacer par un col avec un motif différent. J’aime beaucoup cette adaptabilité.

Ma seule critique est à propos de la fameuse formulation « reprendre X mailles uniformément ». Je déteste quand un patron vous laisse faire vos propres maths. Je sais, c’est assez paradoxal car faire des mathématiques du tricot est la base de mon métier, mais j’aime aussi énormément débrancher mon cerveau et tricoter en suivant à la lettre un patron (que ce soit un des miens en tant que pré-test ou d’autres designers). Heureusement, je ne suis pas la seule dans ce cas là et on trouve facilement des calculateurs sur internet :

La laine

Pour cette nouvelle addition à ma garde-robe, je voulais également essayer une nouvelle laine. J’ai choisi la Peer Gynt de Sandnes Garn, dans la couleur 3845/Sienne, achetée sur le site de Laine et Tricot. La photo sur le site donne l’impression d’un corail très foncé, je pensais donc qu’elle avait une touche de rose. Ce n’est pas le cas, cette couleur est un vrai et beau rouge brique. Moi ça me va !

Une petite note qui n’a rien à voir mais il m’a fallu des années pour oser réellement porter du rouge. J’étais persuadée qu’avec ma peau pâle et mes cheveux foncés, cela me faisait trop ressembler à Blanche-Neige. J’ai appris à l’aimer au fil des années et c’est maintenant une des mes valeurs sûres !

La laine elle-même est 100 % laine norvégienne. La race exacte des moutons n’est pas mentionnée mais si l’on suit ce qu’en dit The Fleece and Fiber Sourcebook (*), je pense que c’est très probablement soit du New Spelsau ou du Steigar car ce sont apparemment les deux races les plus courantes en Norvège de nos jours.

J’ai commencé par tricoter un échantillon et en vérifier les mesures. Hmm, c’était une idée assez brillante : selon mon échantillon, j’ai dû tricoter deux tailles en dessous de ma taille « officielle » pour avoir des dimensions convenables ! La laine se détend un peu après le blocage, en lui donnant un effet de drapé et de douilletitude (oui oui, carrément) parfait pour ce genre de pièce. J’aurai pu descendre mon numéro d’aiguilles à la place, mais j’aime le rendu et la texture que créé les 4 mm et je ne voulais pas raidir tout ça.

Mes modifications et mon projet

J’aimais beaucoup le modèle en photo donc j’ai vraiment suivi le patron, en faisant très peu de modifications. La seule chose que j’ai réellement changé est la longueur des manches. J’aime avoir des manches vraiment longues, pour qu’elles aillent jusqu’au début de la main, un peu plus long que le poignet. Comme j’ai de longs bras, il faut bien souvent que je rajoute 5 à 10 cm au patron en fonction des créateurs.

Maeve Shrug | Peer Gynt Sandnes Garn

Le gilet Maeve est écrit avec des poignets et un col tricoté en 3.75 mm. J’ai trouvé cela très bien pour les poignet mais un peu trop rigide pour le col que j’ai choisi de tricoter en 4 mm à la place. C’est étrange de penser qu’une si petite différence de diamètre peu faire autant de changement, mais c’est le cas ! En parlant de col, j’ai également choisi de le tricoter à plat plutôt qu’en rond et de le coudre à la fin. Pourquoi tricoter du mousse en rond quand on peut s’en passer!

Il m’aura pris un peu moins d’un mois à tricoter, et presque deux ensuite à bloquer proprement pour qu’il soit prêt à porter. Allez comprendre ! 🤷‍♀️

 

Liens et informations utiles

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Un de mes buts de cette année est d’arriver à terminer tous les tricots que j’ai en cours. Avec tous les designs que j’ai publié ces dernières années, je n’ai pas pris le temps de finir mes tricots personnels et j’ai préféré tricoter des prototypes à la place. Que je porte beaucoup, là n’est pas la question. Mais ça ne fait malgré tout pas avancer les autres plus rapidement. Ce qui veut dire que j’ai BEAUCOUP d’en-cours commencés il y a déjà un certain temps. Après dé-tricotage de tous les WIPs qui ne me plaisaient plus, il me reste au moins deux pulls, trois châles, les chaussettes du livre (7 paires au total) et une petite peluche sur les aiguilles. Et tout ça n’est que du tricot bien évidemment (on ne vas pas commencer à rentrer dans le détail de mes en-cours filage, quilting, broderies, etc. sinon on y est encore dans 3 semaines!).

Tout ceci s’arrête cette année ! A la fin de l’année, je ne veux plus avoir que deux en-cours : un pour Tisserin Coquet, et un pour moi, comme par exemple nos pulls annuels. Avec un projet simple et facile à transporter, et un autre plus compliqué. Je prévois de ne tricoter les projets pro que pendant la semaine, et les projets perso que pendant le week-end. Pour varier un peu et surtout pouvoir tricoter des patrons écrits par d’autres talentueux designers. Mais je me connais, il y a peu de chance que je respecte ces limitations !

En ce moment, je me tricote un gros pull bien douillet en jacquard. Je l’ai fait un peu plus long que le modèle originel car sinon mon bon et gros pull d’hiver m’arriverait au-dessus du nombril. 🙈 Maintenant que j’ai bien retenu le motif, cela devrait aller vite !

 

Du côté du WIP simple, j’ai commencé la seconde chaussette du modèle à torsades de mon livre. Le patron est déjà écrit, les motifs sont gradés, et je n’ai plus qu’à suivre les instructions pour avoir une paire de chaussettes finies. Vous voyez, je m’améliore déjà !

 

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Mon histoire d’amour avec l’Alpaga de Plassard commence à remonter assez loin à vrai dire. Elle a commencé avec une écharpe en granny et s’est poursuivie avec mes mitaines-d’amour-que-j’aimais-trop-mais-que-j’ai-perdu-et-c’est-le-drame-de-ma-vie (mais heureusement j’ai de quoi en refaire, yay !). Et puis il y a eu LE craquage.

Crash-test Alpaga de Plassard

Le pourquoi du comment

Au printemps 2012, j’ai totalement flashé sur le pull Long Faroese Sweater de Hanne Magnussen. Ce n’était certes pas mon premier pull mais j’étais toujours assez novice sur la question (plutôt mon troisième si mes souvenirs sont bons, et surtout mon premier en jacquard, #callmecrazy). Je savais que je le voulais en jaune et blanc mais c’était à peu près tout. Après un petit passage chez Lil Weasel, je suis tombée sur le jaune de l’Alpaga Plassard et ça était LA révélation. C’était celui là et pas un autre ! Sauf que l’Alpaga de Plassard est une laine fingering. Et que le pull se tricote en grosseur Aran. Je suis donc repartie les mains vides cette fois là.

Ceux qui me connaissent un peu le savent, je suis (très) têtue. Et quand j’ai une idée en tête, elle est en général bien implantée. Je suis donc repassée chez Lil Weasel quelque temps après en ayant décidé que je tricoterai ce pull en Alpaga Plassard, même si je devais prendre 4 fils en même temps. Après de savants calculs grâce à l’aide de Anne-la-fée-trop-gentille-et-super-douée (la même que celle du tag #annequapasdecompteIG), il s’est avéré que prendre le fil en double suffisait et me voilà partie pour mon pull chéri d’amour.

Crash-test Alpaga de Plassard

 

Mon avis

Mon ressenti tient en un mot : je l’ADORE ! Déjà, pour la simple et bonne raison que c’est de l’alpaga, c’est-à-dire un fil chaud et douillet, bien enveloppant et tout doux. Pour vous donner une idée, quand les photos de cet article on été prises, il y avait à peu près 15 cm de neige par terre et il continuait à neiger encore par moment. Clairement je n’étais pas réchauffée mais surtout au niveau du coup et des mollets, au niveau du pull c’était impec !

Et puis, les couleurs ne bougent pas avec le temps. J’ai utilisé l’Alpaga Plassard dans plusieurs tricots et aucun n’a montré de signes de fatigue.

Crash-test Alpaga de Plassard

Fini en mars 2013, ce pull a été lavé (à la machine, programme laine à froid) un bon gros nombre de fois depuis. Les mailles commencent à perdre légèrement de leur définition mais ce n’est pas flagrant pour le moment.

Crash-test Alpaga de Plassard

Le gros point noir de ce pull (outre l’erreur dans le jacquard en plein milieu du dos que je n’ai vu qu’après avoir porté le pull pendant un an) c’est le raglan. L’alpaga est un fil « mou », forcément ce qui devait arriver arriva et il s’étire. Mais pas tant que ça.

Crash-test Alpaga de Plassard

Le fil n’a pas peluché tant que ça et je ne l’ai toujours pas rasé, même sur les zones de frottement assez intense comme le bas du dos, cela reste très raisonnable.

Crash-test Alpaga de Plassard

On observe un feutrage sous les bras mais c’est tout ce qu’il y a de plus commun.

 

Liens utiles :

 

  • Patron du pull Long Faroese Sweater de Hanne Magnussen disponible ici.
  • Alpaga de Plassard disponible chez Lil Weasel ici (j’ai utilisé les coloris 000 et 236).

 

 

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