Laine

Elle a la réputation d’être très rêche, de gratter beaucoup et de n’être agréable ni à tricoter ni à porter. Je ne peux pas nier qu’elle ne sera jamais aussi douce qu’un cachemire ou même qu’un BFL. Mais je peux vous donner d’avance le résultat de ce Crash-Test : elle mérite au moins un 9/10 !

Même si j’aime énormément cette laine, je vais m’efforcer de rester le plus neutre possible dans ce Crash-Test pour que vous puissiez vous faire vous-même votre idée et surtout que vous puissiez savoir réellement si elle vous correspond ou non.

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Einband de Istex

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Ayant eu une session d’ateliers chez Le chat qui Tricote ce mois-ci j’ai été un peu biaisée au moment de choisir la laine à vous présenter ce mois-ci, il faut bien l’admettre. Leur gamme fingering Féline est un de mes vrais coups de cœur depuis que je l’ai testé il y a maintenant plusieurs années, d’autant plus que je peux vous faire un vrai retour d’expérience sur la durée car certaines de mes pièces tricotées avec ont maintenant plus de trois ans.

 

A propos de la marque

Derrière Le Chat qui Tricote se cachent deux sœurs Camille et Mathilde et un chat Mimis. L’aventure du Chat a commencé il y a déjà quelques années, lorsque Camille a ouvert une boutique en ligne. Elle proposait des laines difficilement trouvables en France comme The Uncommon Thread et surtout sa propre gamme teinte à la main.

Mathilde a depuis rejoint l’aventure et elles ont ouvert leur boutique et salon de thé à Aix-en-Provence où vous pouvez retrouver l’ensemble des fils du Chat qui Tricote y compris leurs cordes de macramé, des fils d’autres marques, et de la mercerie spécialisées pour le tricot, le crochet et le macramé.

L’autre facette de la boutique est son salon de thé et ses gâteaux ou quiches à tomber par terre. Un vrai régal pour les papilles dont vous pouvez profiter tout au long de la semaine et le jeudi soir au cours d’une soirée tricot. Rien que pour ça je tenterai bien de les convaincre de déménager la boutique plus près de chez moi mais je crois que c’est peine perdue !

La Féline du Chat qui Tricote est un fil fingering par excellence. Pour mémoire, voici ses caractéristiques :

  • 100% Mérinos superwash, retordu
  • 400 m (440 yds)
  • 30 mailles x 40 rangs = 10 x 10 cm (4 x 4″) | 2.25 – 3.5 mm (US 1 – 4)
  • Conseils d’entretien : lavage en machine cycle laine à froid ou linge délicat, sécher à plat, alterner les écheveaux tous les deux ou quatre rangs.
  • Note : teint à la main en France par Camille et Mathilde

 

Le test

Quoi de mieux pour un test de solidité que des chaussettes portées pendant plusieurs années ? Cela tombe bien, mes Gliding Birds l’ont été beaucoup depuis ces trois derniers hivers et vont nous permettre d’avoir un vrai test de résistance.

Les filles du Chat font attention à ne pas sur-saturer leurs laines et celles-ci dégorgent très rarement. Je pré-lave toutes mes chaussettes au savon de Marseille, pour frotter en particulier les bouts de pieds un peu noirs que l’on peut avoir dans certaines chaussures. C’est également un bon test pour voir si les couleurs dégorgent et je peux vous dire que la Féline ne bouge pas au niveau de la couleur. Ni maintenant, ni les premières fois.

Pour ce qui est de l’élasticité de la laine au fur et à mesure des années, j’en suis extrêmement contente. La chaussette ne s’est pas détendue ni rétrécie et me va toujours aussi bien. Et comme vous pourriez le voir sur les photos de ma paire dans son état actuel si j’avais réussi à remettre la main dessus, elle a un peu feutré sur le talon mais je n’ai pour le moment pas de trou dans mes chaussettes. Après trois ans d’usage intensif, c’est un vrai bon point !

 

Mon opinion

Même si je ne vous ai parlé que de chaussettes pour le moment,  la Féline se plie en vérité à toutes vos envies. Mitaines, bonnet, châle, pull, gilet, elle est vraiment polyvalente.

Le bonnet et les mitaines Gliding Birds complètent la collection Gliding Birds commencée avec les chaussettes. Utilisant le même motif, je l’ai adapté pour le transformer en bonnet slouchy et en petite mitaines. Le tout en utilisant seulement un écheveau pour la paire de chaussettes et un écheveau pour les autres modèles.

Elle s’allie également très bien à une autre laine, la preuve en direct avec le modèle Brioche for Teatime. Utilisée pour tricoter du point brioche, son élasticité et son drapé sont mis à contribution pour rendre ce châle bien douillet et confortable à porter. Je suis connue pour bloquer drastiquement mes tricots. Ce qui n’a pas manqué avec ce châle qu’il faut bloquer assez agressivement si l’on veut obtenir la forme de demi-lune complète. Et je suis ravie de vous dire que la laine l’a très bien supporté.

Mon dernier né utilisant la Féline est le col Hanging Gardens. Encore une fois beaucoup de dentelle et de torsades ce qui pourrait être un peu délicat sur une laine un peu plus fragile que la Féline. Encore une fois, grâce à son drapé, la détente de la dentelle compense bien la tension des torsades et le col se bloque aux dimensions voulues sans trop forcer.

 

Le mot de la fin

Vous l’avez compris, j’aime beaucoup cette laine. Et je suis honorée d’avoir pu participer à la création de certains de ses coloris comme Terre Givré créé tout spécialement pour la Box d’Hiver de janvier dernier.

PS: Je vous ajoute les photos de la paire de Gliding Birds dès que je la retrouve. En attendant il va falloir me croire sur parole !

 

Liens utiles

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J’aime profondément les laines non-retordues. Je crois même qu’au moins 30% de mon stash en est. Voire même 40%. C’est donc sans surprise que j’ai en ma possession quelques écheveaux de MadelineTosh Merino Light étant donnée que c’est un des marques et qualités de laine non-retordue très connue !

 

A propos de la marque

Selon ce qui est marqué sur leur site, MadelineTosh Co. est la plus grosse marque de laine teinte à la main des Etats-Unis. Je veux bien les croire quand on pense au nombre de revendeurs à travers le monde. Tout a commencé lorsque Amy Hendrix a teint et vendu de la laine dans une boutique Etsy nommée d’après son arrière-grand-mère, Lillian Madeline Atkins, qui a plus tard changé son nom pour Madeline Tosh, qui s’est ensuite développée pour devenir la grosse entreprise que l’on connaît actuellement.

A ce jour (janvier 2018), Madelinetosh est vendu dans plus de 800 revendeurs indépendants de l’Australie au Japon, en passant par l’Europe, le Canada et les Etats-Unis. Madelinetosh teint à la main plus de 50 tonnes de laine et fibres naturelles par an pour créer une palette de couleurs à destinations des enthousiastes du DIY. Le but de Madelinetosh est de fournir une palette de couleurs en laine pour permettre aux tricoteurs, crocheteurs, et manuels de créer et fabriquer pour eux tout comme pour les autres tout en faisant grandir notre communauté autour de notre amour partagé de la couleur.
madelinetosh.com

Plutôt impressionnant ! Tous les écheveaux de Madelinetosh sont teints en très petits bains de 2 écheveaux, bien souvent en utilisant des techniques permettant de rajouter plusieurs couches de couleurs les unes sur les autres ce qui leur donne profondeur et nuance.

La MadelineTosh Merino Light est une vraie laine fingering non-retordue. Pour mémoire, voici la liste de ses caractéristiques:

  • 100% laine de mérino, fil célibataire (non-retordue)
  • 384 mètres (420 yards)
  • 26 – 30 mailles = 10 cm (4″) | 2.25 – 2.75 mm (US 1 – 2)
  • Conseils d’entretien : lavage en machine cycle laine à froid ou linge délicat, sécher à plat, alterner les écheveaux tous les deux ou quatre rangs.
  • Note: teint à la main au Texas sur de la laine provenant d’Afrique

 

Le test

J’ai tricoté un échantillon de 8.5×13.5 cm sur des aiguilles 3 mm en bambou, la première moitié étant en jersey et la seconde en mousse. J’utilise ici le coloris Candlewick qui est un jaune presque moutarde assez riche t saturé. Je n’ai pas eu de chance dernièrement lors de mes lavages de laines jaunes qui ont toutes beaucoup rendu de la couleur, cela sera un bon test pour voir si elle dégorge comme j’ai encore bien les autres en tête. 😟

Je l’ai donc trempé pendant environ 20 minutes dans de l’eau un peu tiède à laquelle j’avais ajouté quelques gouttes de Soak.

Une fois sec, je l’ai bien maltraité en le tirant de différentes façons pour tester sa définition de point et son élasticité (=si l’échantillon revient bien à ses dimensions initiales sans être trop déformé). Même s’il est difficile de tester réellement ainsi comment un pull va garder ses dimensions car le poids des deux tricots est différent, cela donne quand même une petite idée.

Puis j’ai utilisé une brosse à carder pour simuler l’usure et tester sa durabilité. On peut voir sur la photo que la laine a assez bien résisté même si elle a maintenant un petit halo tout autour de la partie droite.

 

Mon opinion

j’utilise cette laine depuis de nombreuses années maintenant et elle ne m’a jamais déçue. J’ai par exemple tricoté trois châles différents avec. Le Wild de Hiroko Payne dans la couleur Silver Fox, qui est mon tout premier tricot avec la MTML. C’est un châle estonien triangulaire qui demande d’être bloqué assez drastiquement pour que la dentelle s’ouvre bien.

Le Tre o Molti de Anthony Casalena qui demande trois couleurs différentes de laine fingering. Il joue avec les couleurs en utilisant le point mousse et les rangs raccourcis ce qui mélange pas mal les couleurs les unes avec les autres. J’ai choisi de tricoter le mien en MTML avec trois tons de bleus : Baltic, Button Jar Blue, et Robin’s Egg.

Et finalement, un de mes tricots préférés d’entre tous, mon Celestarium de Audry Nicklin où la laine est combinée avec des perles.

Tous les trois ont passé le test des années parfaitement, et je les lave systématiquement à la machine ! Pas de boulochage excessif (presque pas de boulochage du tout d’ailleurs), pas de transfert de couleur les unes sur les autres ou sur les autres tricots, pas de décoloration non plus.

 

Le mot de la fin

L’un dans l’autre, c’est une laine très jolie, disponible dans de nombreuses couleurs et utilisable pour de nombreux projets. L’avez-vous déjà testée ? Qu’en pensez-vous ?

 

 

Liens utiles

 

* Cet article contient des liens affiliés. Cela veut dire que je peux recevoir une petite commission si vous achetez des produits après avoir cliqué sur ces liens mais cela ne vous coûte absolument rien. La promesse que je vous fait ici est de ne pas poster de lien vers des produits que je n'aurai pas personnellement aimé. 

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Mon histoire d’amour avec l’Alpaga de Plassard commence à remonter assez loin à vrai dire. Elle a commencé avec une écharpe en granny et s’est poursuivie avec mes mitaines-d’amour-que-j’aimais-trop-mais-que-j’ai-perdu-et-c’est-le-drame-de-ma-vie (mais heureusement j’ai de quoi en refaire, yay !). Et puis il y a eu LE craquage.

Crash-test Alpaga de Plassard

Le pourquoi du comment

Au printemps 2012, j’ai totalement flashé sur le pull Long Faroese Sweater de Hanne Magnussen. Ce n’était certes pas mon premier pull mais j’étais toujours assez novice sur la question (plutôt mon troisième si mes souvenirs sont bons, et surtout mon premier en jacquard, #callmecrazy). Je savais que je le voulais en jaune et blanc mais c’était à peu près tout. Après un petit passage chez Lil Weasel, je suis tombée sur le jaune de l’Alpaga Plassard et ça était LA révélation. C’était celui là et pas un autre ! Sauf que l’Alpaga de Plassard est une laine fingering. Et que le pull se tricote en grosseur Aran. Je suis donc repartie les mains vides cette fois là.

Ceux qui me connaissent un peu le savent, je suis (très) têtue. Et quand j’ai une idée en tête, elle est en général bien implantée. Je suis donc repassée chez Lil Weasel quelque temps après en ayant décidé que je tricoterai ce pull en Alpaga Plassard, même si je devais prendre 4 fils en même temps. Après de savants calculs grâce à l’aide de Anne-la-fée-trop-gentille-et-super-douée (la même que celle du tag #annequapasdecompteIG), il s’est avéré que prendre le fil en double suffisait et me voilà partie pour mon pull chéri d’amour.

Crash-test Alpaga de Plassard

 

Mon avis

Mon ressenti tient en un mot : je l’ADORE ! Déjà, pour la simple et bonne raison que c’est de l’alpaga, c’est-à-dire un fil chaud et douillet, bien enveloppant et tout doux. Pour vous donner une idée, quand les photos de cet article on été prises, il y avait à peu près 15 cm de neige par terre et il continuait à neiger encore par moment. Clairement je n’étais pas réchauffée mais surtout au niveau du coup et des mollets, au niveau du pull c’était impec !

Et puis, les couleurs ne bougent pas avec le temps. J’ai utilisé l’Alpaga Plassard dans plusieurs tricots et aucun n’a montré de signes de fatigue.

Crash-test Alpaga de Plassard

Fini en mars 2013, ce pull a été lavé (à la machine, programme laine à froid) un bon gros nombre de fois depuis. Les mailles commencent à perdre légèrement de leur définition mais ce n’est pas flagrant pour le moment.

Crash-test Alpaga de Plassard

Le gros point noir de ce pull (outre l’erreur dans le jacquard en plein milieu du dos que je n’ai vu qu’après avoir porté le pull pendant un an) c’est le raglan. L’alpaga est un fil « mou », forcément ce qui devait arriver arriva et il s’étire. Mais pas tant que ça.

Crash-test Alpaga de Plassard

Le fil n’a pas peluché tant que ça et je ne l’ai toujours pas rasé, même sur les zones de frottement assez intense comme le bas du dos, cela reste très raisonnable.

Crash-test Alpaga de Plassard

On observe un feutrage sous les bras mais c’est tout ce qu’il y a de plus commun.

 

Liens utiles :

 

  • Patron du pull Long Faroese Sweater de Hanne Magnussen disponible ici.
  • Alpaga de Plassard disponible chez Lil Weasel ici (j’ai utilisé les coloris 000 et 236).

 

 

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Pour moi, la Koigu est indéniablement liée au mur de laine à L’Oisivethé, aux chaussettes ultraviolettes d’Elisabeth et évidemment à mon bonnet multicolore adoré qui va avec tout vu qu’il y a toutes les couleurs dedans (moi et la théorie du 3 couleurs maximum par tenues, on est pas trop méga copains).

LE POURQUOI DU COMMENT

Je tricote assez peu pour les autres. Ou alors il faut soit que j’aime beauuuucoup la personne et/ou que je sois à peu près persuadée qu’elle va bien prendre soin de ce que je lui ai tricoté. Alors quand Super Cousin est revenu en France après un bon paquet d’années dans les pays chauds, je lui ai tricoté un bonnet.

Après en avoir discuté avec lui, il voulait un bonnet slouchy, dans des tons assez neutres, en jersey. Moi je voulais un truc pas prise de tête et quand même pas du jersey pur. Alors on a opté pour un bonnet slouchy à rayures. En Koigu.

Je n’avais pas de plan particulier pour les rayures alors pour tester mon enchaînement et être sûre que ça allait lui plaire je me suis également fait un bonnet-brouillon avec des couleurs un peu plus pop que les siennes.

Mon avis

Ce fil est très rond, la définition du point est franchement pas loin d’être parfaite. Elle est très douce et pour une fois je peux dire que je peux porter mon bonnet pendant longtemps sans que mon front commence à me gratter. Autant je peux porter des pulls en laine à même la peau, autant les bonnets ont tendance à me gratter assez rapidement et je finis du coup avec le front rouge ce qui n’est pas très très élégant il faut l’avouer…

Et surtout les couleurs sont impressionnantes. Genre super-wow ! Fini en octobre 2013, je peux vous garantir que ni les couleurs ni la tension n’ont bougé d’un demi-millimètre depuis.

En un mot ? Foncez !

Liens utiles :

 

  • Patron du bonnet slouchy disponible ici.
  • La Koigu est disponible sur Paris à L’Oisivethé directement en boutique. Pour la commander en ligne, direction la boutique de Laine & Tricot, ici.

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Je ne sais pas trop quand je suis devenue aussi accro au tricot. Cela commence à dater sévèrement maintenant mais à l’époque je n’aurais jamais pensé être excitée à l’idée de tester une nouvelle laine. Quand j’ai vu Christine TrIscote la dernière fois, elle m’a proposé de tester sa petite nouvelle : B&F Socks. Comme je tente de rester présentable en public je ne lui ai pas sauté dessus tout de suite mais dans ma tête c’était plutôt en mode « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! Ouiiiiiiiiiiii !!! ». Bref.

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