Je suis une adepte des matières naturelles. À part cas exceptionnels, je n’aime pas travailler avec des matières synthétiques. Elles apportent solidité, durabilité et légèreté mais n’ont ni le confort ni la chaleur des matières naturelles.
 
La laine de mouton a une assez mauvaise réputation de nos jours : elle serait difficile à entretenir et surtout gratterait.
Je vous détrompe tout de suite, en réalité cela dépend de la laine, ou plus exactement de la longueur de la toison utilisée. Plus les poils seront longs, plus la laine sera “rustique”.
Mais ça ne veut pas dire qu’elle grattera pour autant  
Voici un récapitulatif des différentes origines des fils que j’utilise :
  • Le mouton mérinos est connu pour avoir une des laines les plus douces parmi les laines de mouton. Originaire d’Espagne, elle est maintenant élevée tout autour du monde pour la qualité de sa laine. Sa laine est particulièrement indiquée pour la layette et pour les peaux sensibles.
  • Le mouton Blue Faced Leicester est une race de moutons à poils longs, originaires du nord de l’Angleterre. Cette espèce a tout d’abord été élevée pour sa viande mais sa laine est de plus en plus populaire, en particulier pour le filage, car il est très facile de travailler avec. D’aspect plus rustique que le mérinos, elle s’adoucit au lavage et ne gratte pas du tout.
  • Le mouton islandais est une des dernières races pures et l’intégralité de cette laine provient d’une unique filature islandaise, Istex. Ses poils sont très longs et la laine qui en est issue est très chaude. D’aspect assez rustique, elle peut gratter un peu au début mais s’adoucit énormément au fil des lavages. J’ai la peau très sensible et pourtant je ne fais plus mes pulls d’hiver qu’à partir de cette laine là tant elle est agréable. Au cours des lavages, elle va gonfler et s’adoucir, jusqu’à devenir presque imperméable ! Le parfait cocon pour passer l’hiver.
  • Le mohair est obtenu à partir de la toison des chèvres angora. L’utilisation du mohair remonte au 4ème siècle av. J.C et était réservé à l’élite. Souvent couplé à de la soie, le fil de mohair est très aéré et duveteux mais surtout très chaud !
  • L’alpaga est un petit camélidé, cousin du lama. Originaire des Andes, l’alpaga vit jusqu’à 4500 m d’altitude. Sa laine est plus douce, plus chaude, plus résistante encore que la laine de mérinos, ce qui en fait du très haut de gamme. Elle est reconnue au niveau international comme étant une des fibres les plus fines et luxueuses au monde. Un vrai nuage de douceur, parfait pour les mauvais jours !
  • Les laines exotiques : chameau, yak. La laine de chameau est faite de fibres creuses, elle est donc légère et constitue un bon isolant qui protège contre le froid et la chaleur. Naturellement douce, cette propriété ne fera que s’accroître au fil du temps. Qui dit yak dit Himalaya. Cela explique que la laine de yak soit très chaude, très moelleuse et d’une douceur incomparable. En résumé, un vrai bonheur, capable de convertir tous les récalcitrants aux tricots maison et elle est idéale pour la layette.
  • La soie est souvent couplée à d’autre fils mais peut également être présentée seule. Contrairement à ce que l’on pourrait penser en la voyant, la soie est aussi chaude que la laine : les dessous et débardeurs en soie sont même recommandés lors de déplacements dans les zones au climat extrême ! La soie est un des fils les plus résistants que l’on peut trouver et il sert souvent dans la réalisation de tissages ou pour le filage artistique.
  • Les matières végétales : le coton, le lin, etc. Je vais vous avouer quelque chose : je n’aime pas tricoter avec les matières végétales. Beaucoup moins souples que les matières animales avant le lavage, les matières végétales sont par contre idéales pour le crochet ou le tissage. Mais si vous insistez un peu, je pourrais faire une exception juste pour vous   

Lorsque l’on parle de fils, il y a deux mondes. Dans celui des fils mèches, tous les fils sont composés à partir d’un unique brin. Cela apporte plus de douceur, plus de duvet et plus de brillance au fil mais il s’usera un peu plus vite sur les régions avec beaucoup de frottement. C’est le fil parfait pour les accessoires. Le monde des fils retordus est beaucoup plus varié. Pour retordre un fil, on allie plusieurs fils mèches ensemble pour former un seul fil. Cela apporte de la solidité de plus de constance au fil, ce qui en fait un fil parfait pour les pulls ou la layette.